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LES FINANCES DANS L’EGLISE

 

  

1. Introduction :

  

Les finances dans l’Eglise est un sujet qui est souvent mal compris, ou dont les dirigeants ne veulent pas parler ou alors ils ont peur d’en parler. C’est pourquoi nous voulons partager un enseignement concernant ce sujet si important. Ce que nous présenterons est loin d’être complet, mais cela nous fournira des lignes de conduites très claires quant à la façon dont on traite l’aspect financier dans la Bible, aussi bien dans l’Ancien Testament que dans le Nouveau Testament. Il bon de se rappeler que l’apôtre Paul a consacré plusieurs chapitres dans ses épîtres à l’Eglise de Corinthe aux questions financières.

 

2. Des vérités fondamentales à retenir :

  

1. Dieu est le Créateur de toutes choses.

 

    Ceci signifie que toutes choses Lui appartiennent.

 

2. Dieu est le Donateur de toutes choses.

 

    Ceci signifie que ce que nous avons est un don de Sa grâce.

 

3. Dieu ne cède jamais Sa place de propriétaire.

 

    Ceci signifie que nous ne sommes jamais les propriétaires, mais nous sommes les économes de ce que nous avons.

 

    a. Le plus grand péché est de prétendre, être le propriétaire, puisque ainsi nous nous faisons Dieu.

 

    b. IL FAUT que le fait que nous reconnaissons que Dieu est le propriétaire de tous nos biens affecte notre attitude envers nos
        possessions. Nous ne pouvons pas nous en servir tout simplement pour notre seul plaisir.

 

        1 Timothée : 6 / 17 b : « …Dieu, qui nous donne avec abondance toutes choses pour que nous en jouissions. »

 

3. Le premier péché :

   

            Regardons attentivement : Genèse : 2 / 8-9 et Genèse : 2 / 15-17.

 

La plupart des gens pensent que le péché originel était la désobéissance. Ceci est, bien sûr, vrai dans un sens. Mais la racine du problème était le fait qu’Adam et Eve prirent ce qui appartenait à Dieu.

 

Le Seigneur leur avait donné accès à tout ce dont ils avaient besoin et qu’ils pouvaient utiliser. Une seule chose cependant  appartenait à Dieu : L’arbre de la connaissance du bien et du mal.

 

Eve n’avait pas écouté attentivement. Dieu n’avait pas dit : « Tu n’y toucheras pas ». Il avait dit : « Tu n’en mangeras pas ». (Genèses : 3 / 1-3).

 

Toucher et manger ne sont pas la même chose. Nous pouvons toucher à quelque chose et nous en servir pour notre bien, mais ceci ne signifie nullement que la chose nous appartient ou qu’elle a changé sont identité. En la mangeant, cependant, nous proclamons que nous en sommes les propriétaires.

 

Adam et Eve tombèrent sous la malédiction parce qu’ils s’approprièrent ce qui appartenait à Dieu.

 

4. La pauvreté ou la bénédiction de Dieu ? :

  

La pauvreté n’est pas une bénédiction, c’est une malédiction.

 

Lisons : (Genèse : 3 / 17-19 et Deutéronome : 28 / 15-48).

 

Dieu désire bénir Son peuple afin que leurs besoins matériels soient comblés.

 

Lisons : (Deutéronome : 8 / 10 ; Deutéronome : 28 / 11-13 ; Proverbes : 10 / 22 ; Philippiens : 4 / 19 et 3 Jean : 2).

 

Moïse lança aux enfants d’Israël le défi de choisir la Vie ou la Mort. La bénédiction ou la malédiction (Deutéronome : 28 / 11-20).

 

Tout comme le salut devient notre partage lorsque nous abandonnons notre vie au Seigneur Jésus, ainsi nous sommes bénis matériellement lorsque nous cédons nos biens matériels au Seigneur. La clef qui ouvre la porte des bénédictions du Seigneur, c’est lorsque « nous donnons de nos biens au Seigneur ».

 

5. La Bible mentionne trois façons de donner :

  

a) Les dîmes et / ou les prémices.

 

Aussi biens dans l’Ancien Testament que dans le Nouveau Testament, elles devaient être apportées à la maison de Dieu, où résidait le Nom de l’Eternel (dans l’Ancien Testament : le tabernacle et le temple, dans le Nouveau Testament : l’Eglise locale dont on fait partie). Ces dîmes et prémices étaient en premier lieu pour le soutien des serviteurs de Dieu (1 Corinthiens : 9 / 13-14). Le peuple d’Israël apportait également la dîme de la troisième année (Deutéronome : 26 / 12-15).

 

b) Des offrandes volontaires de différents types.

 

Le peuple d’Israël donnait beaucoup plus que leurs dîmes

 

(Exode : 25 / 1-9 ; Deutéronome : 12 ; Néhémie : 10 / 34-37 ; Néhémie : 12 / 44).

 

c) Des aumônes ou des actions charitables.

 

C’étaient des dons pour les pauvres.

 

(Lévitique : 19 / 9-10 ; Deutéronome : 15 / 7-11 ; Deutéronome : 24 / 19 ; Matthieu : 6 / 1-4 ; Luc : 14 / 12-14 ; Jacques : 2 / 14-16).

 

6. Le principe des prémices :

  

L’Ancien Testament enseigne clairement les faits suivants :

 

a) Le fils et l’animal premiers-nés étaient consacrés au Seigneur.

 

1. Exode : 13 / 2 : « Consacre-Moi tout premier-né parmi les enfants d’Israël, tant des hommes que des animaux : ils M’appartiennent ».

 

Lisons ensemble : (Exode : 13 / 11-16 ; Exode : 22 / 29-30 ; Exode : 34 / 19-20 ; Lévitique : 27 / 26 ; Nombres : 3 / 13 ; Nombres : 8 / 17-19 ; Deutéronome : 15 / 19-23 ; Néhémie : 10 / 35-39).

 

b. Les Lévites étaient pris à la place des fils premiers-nés.

 

1. Nombres : 3 / 12 : « Voici, j’ai pris les Lévites du milieu des enfants d’Israël, à la place de tous les premiers-nés, des premiers-nés des
    enfants d’Israël ; et les Lévites M’appartiendront ».

 

Lisons également : (Nombres : 3 / 40-45 et Nombres : 8 / 16-18).

 

c. Les fils et les animaux premiers-nés pouvaient être rachetés .

 

1. Exode : 13 / 13 b : « Tu rachèteras aussi tout premier-né de l’homme parmi tes fils ».

 

Lisons également : (Exode : 34 / 20 ; Lévitique : 27 / 27 ; Nombres : 3 / 4-51 ; Nombres 18 / 15-17).

 

Le tabernacle fut en grande partit construit avec cet argent du rachat.

 

Notez : Par le rachat du fils premier-né, le principe de « L’argent qui représente la vie » a déjà été établi.

 

d. Les prémices du champ étaient consacrées au Seigneur.

 

1. Exode : 22 / 29 a : « Tu ne différeras point de M’offrir les prémices de ta moisson et de ta vendange ».

 

Lisons également : (Lévitique : 2 / 12-16 ; Nombres : 18 / 12 ; Deutéronome : 18 / 4 ; 2 Chroniques : 31 / 4-5 ; Néhémie : 10 / 35-39 ; Proverbes : 3 / 9 ; Jérémie : 2 / 3).

 

e. Les prémices devaient être présentées au tabernacle.

 

Exode : 23 / 19 a : « Tu  apporteras à la maison de l’Eternel, ton Dieu, les prémices des premiers fruits de la terre ».

 

f. Après la présentation des prémices elles appartenaient aux sacrificateurs.

 

Nombres : 18 / 12-14 : « Je te donne les prémices qu’ils offriront à l’Eternel : tout ce qu’il y aura de meilleur en huile, tout ce qu’il y aura de meilleur en moût et en blé. Les meilleurs produits de leur terre, qu’ils apporteront à l’Eternel, seront pour toi « les sacrificateurs ». Quiconque sera pur dans ta maison en mangera ».

 

g. Si les PREMICES sont données à Dieu, le reste est saint.

 

Romains : 11 / 16 : « Or, si les prémices sont saintes, la masse l’est aussi ».

 

a. Quand le fils premier-né était donné au Seigneur, les autres enfants étaient sanctifiés dans le premier-né.

 

b. Quand le premier-né des animaux était donné au Seigneur, les autres animaux qui naissaient ensuite étaient bénis, à cause du
    premier-né.

 

Quand les prémices du champ sont données au Seigneur, ce qui reste est sanctifié et béni dans les prémices.

 

Dieu donne aux croyants toutes choses en abondance pour qu’ils en jouissent (1 Timothée : 6 / 17). Cependant, Dieu est le propriétaire de toutes choses, et le croyant est uniquement l’économe ou le dispensateur des biens de Dieu (1 Corinthiens : 4 / 1 ; Romains : 14 / 12).

 

Nous pouvons confirmer cette vérité en donnant les PREMICES au Seigneur. Ce que nous donnons en premier au Seigneur devient saint, et par conséquent ce qui reste devient saint et béni, pour l’usage du croyant.

 

Dieu voulait toujours qu’on Lui offre la PREMIERE et la MEILLEURE part de ce que nous avons. Il ne veut pas nos restes. Si nous donnons à Dieu les PREMICES, alors elles seront suivies de bénédictions. Si nous manquons de donner les prémices et nous les utilisons nous-mêmes, nous prétendons être les propriétaires des biens de Dieu, et nous provoquons ainsi la malédiction sur nous-mêmes et sur nos biens.

 

7. Les prémices et les dîmes :

 

2 Chroniques : 31 / 5 : « Lorsque la chose fut répandue, les enfants d’Israël donnèrent en abondance les PREMICES du blé, du moût, de l’huile, du miel, et de tous les produits des champs ; ils apportèrent aussi en abondance la DIME de tout ».

 

1. Les dîmes servaient à soutenir les sacrificateurs et les Lévites.

 

a. Nombres : 28 / 21-24. Versets : 21 et 24 : « Je donne comme possession aux fils de Lévi toute dîme en Israël, pour le service qu’ils
    font, le service de la tente d’assignation…Je donne comme possession aux Lévites les dîmes que les enfants d’Israël présenteront
    à l’Eternel par élévation ; c’est pourquoi Je dis à leur égard : Ils n’auront point de possession au milieu des enfants d’Israël.

 

b. En ce qui concerne la dîme, lisons également : (Lévitique : 27 / 30-34 ; Deutéronome : 12 /  6-7 ; Deutéronome : 12 / 17-19 ;
    Deutéronome : 14 / 22-29 ; Deutéronome : 26 /     12-15 ; Néhémie : 10 / 37-38 ; Amos : 4 / 4 ; Hébreux : 7 / 5-9).

 

Notez : La dîme représente 10% de son revenu. Cela signifie que dix familles israélites pouvaient soutenir une famille Lévite. Certains interprètes de la Bible voient ici le principe qu’une personne sur dix devrait servir Dieu « dans un ministère à temps plein ». Comparons aussi : (Néhémie : 11 / 1-2).

 

2. La dîme pouvait être rachetée.

 

a. Lévitique : 27 / 30-34. Versets : 30  et 31 : « Toute dîme de la terre, soit des récoltes de la terre, soit du fruit des arbres, appartient à
    l’Eternel ; c’est une chose consacrée à l’Eternel. Si quelqu’un veut racheter quelque chose de sa dîme, il y ajoutera un cinquième ».

 

3. Les dîmes étaient déposées dans le magasin du temple.

 

 a. Néhémie : 12 / 44 : « En ce jour, on établit des hommes ayant la surveillance des chambres qui servaient de magasins pour les
     offrandes, les prémices et les dîmes, et on les chargea d’y recueillir du territoire des villes les portions assignées par la loi aux
     sacrificateurs et aux Lévites. Car Juda se réjouissait de ce que les sacrificateurs et les Lévites étaient à leur poste ».

 

b. Lisons également : (Néhémie : 10 / 38-39 ; Néhémie : 13 / 5-12 ;

    2 Chroniques : 31 / 11-12 ; Malachie : 3 / 10).

 

Notez : Il est important de comprendre l’enseignement de l’Ancien Testament concernant les prémices et la dîme. Dans le Nouveau Testament l’apôtre Paul y fait allusion et y puise des principes spirituels pour son enseignement au sujet de notre libéralité.

 

4. Les dîmes étaient apportées lorsqu’on venait adorer.

 

a. Deutéronome : 26 / 1-11. Verset : 10 : « Maintenant, voici, j’apporte les prémices des fruits du sol que Tu m’as donné, ô Eternel ! Tu les
    disposeras devant l’Eternel, ton Dieu, et tu te prosterneras devant l’Eternel, ton Dieu ».

 

8. Quelques exemples de prémices et de dîmes :

  

a. CAIN ET ABEL

   

Genèse : 4 / 1-5. Pourquoi Dieu rejeta-t-Il l’offrande de Caïn, tout en acceptant celle d’Abel ? L’interprétation la plus courante explique qu’Abel présenta une offrande sanglante, tandis que Caïn en fit une avec des produits d’une terre maudite qu’il avait cultivée à la sueur de son front, et qui représenterait par conséquent ses propres efforts.

 

En voici, cependant, les raisons véritables. Il y a, premièrement, une question d’attitude dans les deux hommes. Abel offrit  « par la foi…un sacrifice plus excellent que celui de Caïn (Hébreux : 11 / 4), tandis que toute l’attitude de Caïn était répréhensible. Lisons : (Genèse : 4 / 5-8).

 

D’autre part, Abel fit une offrande des PREMIERS-NES DE SON TROUPEAU (Genèse : 4 / 4). Caïn apporta des restes. L’expression « au bout de quelque temps » en hébreux suggère que c’était à la fin de la période, ou d’un événement qui se produisit à la fin. La version des Septante dit que Caïn apporta ce qui restait.

 

Quand nous comprenons le principe des prémices, nous comprenons aussi ce qui arriva. Abel honora et adora Dieu avec les premiers-nés, tandis que Caïn donna à Dieu ce qui lui restait. Abel obéit au principe des prémices et fut béni, tandis que Caïn viola ce principe et se plaça sous la malédiction.

 

b. LE PECHE D’ACAN

  

Josué : 6 / 19. Quand les enfants d’Israël entrèrent au pays promis, Dieu exigea les prémices du butin de ce pays comme une offrande de prémices pour Lui-même. Jéricho était la première ville qu’ils prirent, et par conséquent Jéricho représenta les prémices. Acan touche aux prémices de l’Eternel et se plaça sous la malédiction.

Ce fut seulement à Jéricho que Dieu exigea que tout le butin Lui soit consacré. Après cela, les enfants d’Israël pouvaient garder pour eux-mêmes le butin de chaque ville dont ils firent la conquête. Ce butin était sanctifié parce que les prémices étaient saintes.

 

c. ABRAHAM

 

Genèse : 14 / 14-20. Abraham avait vaincu une armée ennemie et ramené le butin. C’est alors qu’il rencontra Melchisédek, à qui il donna la dîme de tout le butin.

 

Notez : Plus tard nous étudierons davantage le « phénomène Melchisédek ».

 

d. JACOB

 

Genèse : 28 / 20-22. A l’occasion de son expérience dramatique avec le Seigneur à Béthel, Jacob promis de payer à l’Eternel la dîme de tout ce qu’il aurait.

 

Les événements mentionnés en 8 a, c et d ont tous eu lieu avant la promulgation de la loi mosaïque. Le principe des prémices et de la dîme était donc déjà connu bien longtemps avant la loi. Le père de la foi, Abraham, le respectait. Plus tard il fut incorporé dans la loi de Moïse, et il est toujours valable aujourd’hui, sous l’alliance de la grâce.

 

Lorsque nous donnons les prémices et les dîmes au Seigneur, nous reconnaissons par là que Dieu est la source de toutes choses et que rien ne nous appartient. C’est en reconnaissance de ce fait que nous redonnons joyeusement à Dieu les prémices de tous nos biens.

 

La dîme, lorsque nous la donnons au Seigneur, est sainte et bénie. Le reste de nos biens devient également saint et béni.

 

9. Le Seigneur Jésus était les prémices de Dieu :

  

a. 1 Corinthiens : 15 / 20-23. Verset : 23. « Mais maintenant, Christ…est les prémices… »

 

Notez : Dieu demande à Son peuple de donner les prémices de tout ce qu’il a, mais Dieu Lui-même a donné Ses prémices. Dieu a donné littéralement ce qu’Il avait de meilleur, puisqu’Il a donné Son propre Fils. Le Seigneur Jésus était les prémices de Dieu.

 

Jean : 3 / 16. « Car Dieu a tant aimé le monde qu’Il a DONNE Son Fils unique… »

 

Romains : 8 / 32. « Lui, qui n’a point épargné Son propre Fils, mais qui L’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-Il pas toutes choses avec Lui ? »

 

Parce que les prémices de Dieu sont saintes, tous les croyants sont saints. Ils sont sanctifiés dans les prémices de Dieu.

 

10. L’argent représente la vie :

 

Ce que nous donnons à Dieu est important à Ses yeux, parce que l’argent représente la vie. Si quelqu’un travaille 200 heures par mois, puis touche un salaire pour cette période, cet argent représente 200 heures de la vie de cette personne. Si cet argent était donné au Seigneur, ce serait comme si on Lui avait donné 200 heures de sa vie.

Si les chrétiens comprenaient cette vérité, alors le fait de donner prendrait une nouvelle dimension. Ce serait toujours avec joie qu’on donnerait au Seigneur.

 

a. Exode : 34 / 20 ; Lévitique : 27 / 27. Montrent clairement que l’argent que l’on donne au Seigneur représente la vie.

 

Notez : L’une des raisons pour lesquelles le Seigneur veut que nous travaillons, c’est que nous puissions donner.

 

b. Ephésiens : 4 / 28. « Que celui qui dérobait ne dérobe plus ; mais plutôt qu’il travaille, en faisant de ses mains ce qui est bien, pour
    avoir de quoi donner à celui qui est dans le besoin ».

 

11. Donner fait partie du fruit de la vraie repentance :

   

Un des signes d’une authentique repentance est que cette personne éprouvera le désir de donner de ses biens au Seigneur et aux autres.

 

a. Luc : 19 / 1-10. Verset : 8. « Mais Zachée, se tenant devant le Seigneur, lui dit : Voici, Seigneur, je donne aux pauvres la moitié de mes
    biens… »

 

Lisons également : Luc : 3 / 7-11.

 

Notez : Voici quelques autres fruits de la repentance :

 

1. Une haine pour le mal : (Proverbes : 8 / 13).

 

2. Un amour sincère pour ses frères et sœurs en Christ : (1 Jean : 3 / 14).

 

3. Un désir ardent d’obéir à la Parole de Dieu : (1 Jean : 2 / 3-5).

 

12. Un homme trompe-t-il Dieu ? :

  

Malachie : 3 / 6-12. Par la bouche du prophète, Dieu annonça quelques-unes des paroles les plus claires au sujet des dîmes et des offrandes. En voici quelques conclusions :

 

a. Bien des gens raisonnent que ce passage biblique se trouve dans l’Ancien Testament, et qu’il ne s’applique donc pas à nous, croyants
    de la Nouvelle Alliance. Il est significatif que dans ce passage, l’Eternel nous rappelle Son immuabilité : « Je suis l’Eternel, Je ne
    change pas ». Certains principes du Royaume de Dieu sont immuables, comme par exemple celui des prémices et des
    offrandes qui appartiennent toujours à Dieu.

 

b. Le prophète accuse Israël de tromper Dieu dans les dîmes et les offrandes.

    Certaines traductions utilisent des termes plus forts : « Un homme dérobe-t-il Dieu ? » (entre autre versions King James et New
    International Version). « Un homme frustera-t-il Dieu ? »

    (Darby). C’est ce que Caïn et Acan ont fait. Ils ont dérobé, ou trompé Dieu, et par conséquent Dieu a agi sévèrement à leur égard.

 

Notez : « …Ni les voleurs…n’hériteront le royaume de Dieu ».

 

c. L’ignorance n’était pas une excuse (Malachie : 3 / 8). Les Israélites  ne se rendaient pas compte qu’ils étaient des voleurs. Cependant,
    lorsque nous manquons d’apporter nos dîmes et nos offrandes, nous manquons en réalité de reconnaître la Seigneurie de Jésus sur
    nos vies et nos biens.

 

d. Les Israélites s’étaient placés sous une malédiction, parce qu’ils avaient pris ce qui appartient à Dieu. Il n’y a pas de malédiction sans
    une raison (Proverbes : 26 / 2).

 

e. On n’apportait pas les dîmes à la maison du trésor, qui était cette partie du temple où les dîmes étaient gardées pour les Lévites et les
    sacrificateurs (Néhémie : 13 / 4-5). Il ne fallait pas donner les dîmes aux pauvres, mais il fallait les apporter à la maison de  
    l’Eternel, image de l’Eglise locale, lieu où l’on reçoit la nourriture spirituelle et les soins nécessaires, et où l’on participe à la Sainte
    Cène (Genèse : 14 / 1-20).

 

f. Les premiers chrétiens se sont peut-être inspirés de (Deutéronome : 14) quand ils ont organisé leurs agapes ou repas commun (Jude :
   12). De telles « fêtes d’amour », où l’on mange devant le Seigneur, peuvent être d’excellents moyens pour resserrer les liens fraternels
   et d’amour, et pour atteindre et accueillir de nouvelles personnes.

 

g. Dieu lance le défi au peuple de Le mettre à l’épreuve en Lui donnant ses dîmes. Il promet d’ouvrir alors les écluses du ciel
    (Malachie : 3 / 10-12).

 

13. Une puissante leçon d’Aggée :

 

Actes : 1 / 1-11. Renferme un puissant message au sujet de nos obligations financières et matérielles et de nos priorités envers Dieu. Le peuple d’Israël avait négligé la maison de Dieu et s’était occupé de ses propres maisons. On dirait que (Actes : 1 / 6-9) reflètent l’expérience d’un grand nombre de croyants aujourd’hui. Ils s’attendaient à beaucoup, mais ne recevaient que peu, parce que leurs priorités étaient déséquilibrées.

 

a. Aggée : 1 / 6- 9. « Vous semez beaucoup, et vous recueillez peu, vous buvez, et vous n’êtes pas désaltérés, vous êtes vêtus, et vous
    n’avez pas chaud ; le salaire de celui qui est à gages tombe dans un sac percé…Vous comptiez sur beaucoup, et voici, vous avez eu
    peu ; vous l’avez rentré chez vous, mais J’ai « Dieu » soufflé dessus. Pourquoi ? dit l’Eternel des armées. A cause de Ma maison qui
    est détruite, tandis que vous vous empressez chacun pour sa maison ».

 

Notez : Lorsque le peuple de Dieu néglige de faire du Royaume de Dieu sa priorité absolue dans sa vie, la vérité que renferme le passage biblique ci-dessus pourrait aussi devenir leur expérience. Ces versets ressemblent étrangement aux paroles du Seigneur Jésus.

 

 b. Matthieu : 6 / 33. « Mais cherchez premièrement le Royaume de Dieu et Sa justice, et toutes ces choses vous seront données
     par-dessus ».

 

c. Matthieu : 6 / 19-21. Verset : 21. « Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur ».

 

14. Le Seigneur Jésus et la dîme :

  

a. Matthieu : 23 / 23. Le Seigneur Jésus reprochait aux pharisiens et aux scribes d’avoir négligé la justice, la miséricorde et la fidélité,
    mais Il approuvait le fait qu’ils payaient la dîme. Il ne les a pas encouragés à ne plus le faire.

 

b. Matthieu : 5 / 20. Les pharisiens étaient très convaincu qu’il fallait payer la dîme (Luc : 18 / 11-12). Si notre justice veut surpasser la
    leur, il faut certainement qu’elle comprenne leur fidélité à donner ce qui revient au Seigneur.

 

c. Luc : 20 / 25. Les choses qui appartenaient à César incluaient les impôts, et les choses qui appartiennent à Dieu incluaient la dîme.
    Nous savons ce qui arrivera lorsque nous refusons de payer les impôts. Nous connaissons également les conséquences lorsque nous
    refusons de donner ce qui revient à Dieu, c’est la malédiction.

 

15. L’apôtre Paul enseignait la dîme :

  

Bien que le croyant du Nouveau Testament ne vive plus sous la loi, il faut qu’il comprenne, cependant, que la loi renferme beaucoup de principes spirituels. Paul les a compris et les a cités. En voici un exemple :

 

a. 1 Corinthiens : 9 / 8-10. « Ces choses que je dis, n’existent-elles que dans les usages des hommes ? La LOI ne les dit-elle pas aussi ?
     Car il est écrit dans la loi de Moïse : Tu n’emmuselleras point le bœuf  quand il foule le grain. Dieu se met-Il en peine des bœufs, ou
     parle-t-Il uniquement A CAUSE DE NOUS ? OUI, C’EST A CAUSE DE NOUS qu’il a été écrit… ».

 

Notez : L’apôtre se sert de cette déclaration de la loi pour montrer que les serviteurs de Dieu devraient vivre de l’Evangile (Verset 14). Paul le rend plus clair que tout ce qui a été écrit l’a été pour nous et notre instruction (Romains : 15 / 4).

 

b. 1 Corinthiens : 9 / 1-14. Ce passage souligne les faits suivants :

 

1. L’apôtre a enseigné qu’un serviteur de Dieu devrait vivre de l’Evangile. Son ministère inclut la prédication, l’enseignement et les
    entretiens pastoraux « cure d’âmes et conseiller les gens », mais également la prière et l’étude de la Parole de Dieu
    (Actes : 6 / 4 ; Exode : 18 / 13).

 

2. L’Eglise de Corinthe ne soutenait pas les serviteurs de Dieu d’une manière biblique (1 Corinthiens : 9 / 12-15). C’est la raison pour
    laquelle Paul a écrit cette parole d’exhortation. Paul devait dépouiller d’autres Eglises pour combler ses besoins pendant son séjour à
    Corinthe (2 Corinthiens : 11 / 7-8).

 

Lisons également : (Néhémie : 14 / 4-14).

 

3. Paul fait référence à la loi pour «établir la manière biblique dont les serviteurs de Dieu devraient être entièrement soutenus, c’est-
    à-dire, par les dîmes et les prémices des croyants (1 Corinthiens : 9 / 8-10).

 

4. Paul soutenait le principe de l’Ancien Testament qui enseignait que les Lévites devaient être entièrement soutenus par les dîmes du
    peuple (1 Corinthiens : 9 / 13).

 

5. Paul montre  (1 Corinthiens : 9 / 14) que ce même principe s’applique également aux Eglises du Nouveau Testament.

 

Notez : A certaines occasions Paul travaillait de ses mains parce que certains membres de l’Eglise étaient des paresseux. Paul voulait leur donner un exemple, bien qu’en tant que serviteur de Dieu il aurait dû vivre de l’Evangile.

 

6. Si un serviteur de Dieu nourrit le peuple spirituellement, alors le peuple a la responsabilité de soutenir ce serviteur (1 Corinthiens : 9 /
    11 ; Galates : 6 / 6).

 

16. Le sacerdoce de Melchisédek et les dîmes :

   

a. Hébreux : 7 / 1-11 ; Genèse : 14 / 18-20. Certains interprètes voient en Melchisédek une manifestation du Seigneur Jésus dans
    l’Ancien Testament, tandis que d’autres pensent qu’il s’agit d’un type prophétique du Seigneur Jésus.

    De toute manière Abraham le considéra comme étant plus grand que lui et lui donna la dîme de tout le butin. Nous pouvons retenir les
    six faits suivants de ces deux passages :

 

1. Abraham, en tant que père des croyants (Romains : 4 / 16), marqua un exemple, en donnant la dîme à Melchisédek.

 

2. L’auteur de l’épître aux Hébreux  souligne que le sacerdoce de Melchisédek est éternel et doit être soutenu par les dîmes des enfants
    d’Abraham (Hébreux : 6 / 20 ; Hébreux : 7 / 11-21).

 

3. Les sacrificateurs lévitiques (qui étaient sous la loi) reçurent l’ordre de prendre les Dîmes de leurs frères. Bien qu’ils sortissent des
    reins d’Abraham, leur père (Romains : 4 / 16), ils étaient pourtant obligés de donner eux-mêmes la dîme (Hébreux : 7 / 9).

 

4. Melchisédek reçut la dîme d’Abraham. Si Abraham lui paya la dîme, alors sa postérité naturelle et spirituelle devrait continuer à donner
    la dîme à ce sacerdoce qui a maintenant remplacé celui d’Aaron (Hébreux : 7 / 9-12).

 

5. Dieu exigerait-Il la dîme sous ce sacerdoce original de Melchisédek, pour annuler maintenant que Christ est le Souverain Sacrificateur
    selon l’ordre de Melchisédek ? Le fait que l’homme se trouve sous la grâce ne diminue point ses obligations, mais les augmente !

 

6. Le Seigneur Jésus a été établi sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek.

 

b. L’ordre de Melchisédek consistait à :

 

1. Servir le pain et le vin (La Sainte Cène).

 

2. Bénir et révéler (manifester) le Nom du Seigneur.

 

3. Recevoir la dîme.

 

c. L’ordre de Melchisédek est éternel.

 

Les croyants continueront à participer à la Cène même quand ils seront auprès du Seigneur, en souvenir de Son œuvre rédemptrice.

 

a. Matthieu : 26 / 29. « Je vous le dis, Je ne boirai plus désormais de ce fruit de la vigne, jusqu’au jour où J’en boirai du nouveau avec
     vous dans le royaume de Mon Père ».

 

b. Luc : 22 / 30. « …Afin que vous mangiez et buviez à Ma table dans Mon royaume ».

 

Les croyants continueront à expérimenter les bénédictions de Dieu.

(Ephésiens : 2 / 7 ; Esaïe : 40 / 28 ; Romains : 11 / 33).

 

Les croyants rendront même dans l’éternité à Dieu ce qu’Il nous a donné.

 

Notez : Ces trois aspects concernant l’ordre de sacerdoce éternel continueront à jamais. Il a commencé avec Abraham, il continue aujourd’hui, et se poursuivra pendant toute l’éternité.

 

17. Quelques questions et suggestions au sujet de la dîme :

  

a. Question : Les dirigeants qui servent Dieu à temps plein et qui sont payés par les dîmes du peuple de Dieu, doivent-ils également
     payer la dîme ?

 

Le fait que tout ce que nous avons appartient à Dieu, que nous ne sommes que Ses intendants, et que nous pouvons confirmer ce fait en donnant la dîme et les prémices, n’exclut, bien sûr, aucun dirigeant. Tout ce qu’ils ont appartient également au Seigneur !

 

D’autre part, Paul soutient clairement des principes de l’Ancien Testament. Il ne le fait pas d’une manière légaliste, mais les éclaire sous l’angle de la grâce. Sous l’Ancienne Alliance les Lévites et les sacrificateurs payaient également la dîme (Nombres : 18 / 26-28). Il devrait donc être clair que sous la Nouvelle Alliance les dirigeants doivent également payer la dîme.

 

La dîme des Lévites devait être donnée au souverain sacrificateur. Ce principe, appliqué sous la Nouvelle Alliance, peut être sujet à plusieurs interprétations. Puisque les dîmes devraient être apportées à l’endroit où nous recevons notre nourriture et les soins spirituels, les serviteurs de Dieu pourraient donner leur dîme à la congrégation locale. Ils pourraient également la donner à d’autres serviteurs de Dieu, particulièrement à des hommes plus âgés qui ont eu une véritable influence spirituelle dans leur vie.

 

En donnant leur dîme, les serviteurs de Dieu doivent également s’attendre à ce que le Seigneur déverse Ses bénédictions dans leur vie.

 

b. Question : Il y a des gens qui ne peuvent donner la dîme, parce que les 90 % qui leur restent ne suffisent pas pour subvenir à leurs
    besoins. Ces gens sont-ils exempts de l’obligation de donner la dîme ?

 

La réponse est un « non » catégorique. Personne n’en est exempt. Même si les gens n’ont que peu, tout ce qu’ils possèdent appartient toujours au Seigneur. La veuve a donné tout ce qu’elle avait au Seigneur, et Jésus a pleinement approuvé son action (Marc : 12 / 41-44).

 

Lorsque ce qui reste après avoir donné la dîme au Seigneur ne suffit pas pour subvenir à ses besoins, il faut manifester la foi pour joindre les deux bouts. Et c’est exactement ce que Dieu veut. Il veut que Son peuple dépende de Lui. Dieu dispose de nombreuses voies merveilleuses pour combler tous nos besoins (Philippiens : 4 / 18-19).

 

c. Question : Les Eglises devraient-elles aussi payer la dîme ?

 

Puisque ce sont surtout les dîmes du peuple de Dieu qui forment les ressources d’une Eglise, il ne semble que juste qu’elle paie également la dîme. L’auteur connaît bien des assemblées de différentes dénominations qui donnent la dîme de tout leur revenu pour la mission.

 

Il serait peut-être préférable de donner ces dîmes à des œuvres d’autres dénominations, ce qui accentuerait le bon sens du don.

 

d. Question : Peut-on financer des projets de construction avec des dîmes ?

 

Il va sans dire qu’on peut utiliser les dîmes pour bâtir des édifices, mais nous avons trois exemples dans la Bible où la construction de la maison de Dieu a été financée par des offrandes qui ont été apportées en plus des dîmes. Il s’agit du Tabernacle, du Temple de Salomon et de la restauration du Temple sous Esdras  (Exode : 25 ; 1 Chroniques : 29 ; Esdras : 2 / 68-69). Il semble que c’est là la bonne manière de procéder pour construire la maison de Dieu. Les dîmes sont en premier lieu pour le soutient de ceux qui sont dans le ministère. Les projets de construction devraient dans la mesure du possible être financés par des dons en plus des dîmes.

 

e. Question : Qu’en est-il des dons qui ont été faits pour un projet bien précis ?

 

Lévitiques : 27 / 28. Enseigne qu’une offrande qui a été apportée pour un but précis doit être utilisée pour ce but, parce qu’elle est consacrée à Dieu.

 

f. Question : Un chrétien devrait-il s’endetter ?

 

Romains : 13 / 8. Enseigne clairement qu’un chrétien ne devrait pas avoir de dettes. Il y a, bien sûr, des exceptions à cette règle, comme dans le cas de l’achat d’une maison ou d’une voiture qui est utilisée dans le service du Seigneur. Mais les dettes qui proviennent d’acquisitions de choses dont nous n’avons pas vraiment besoin et que nous avons achetées par pure convoitise, sont un péché (Colossiens : 3 / 5).

 

18. Une dîme du peuple :

  

Néhémie : 11 / 1-2. On a lancé le défi au peuple de donner la dîme des gens pour le service de Dieu. Cela veut dire qu’une personne sur dix est mise à part pour servir le Seigneur  (Néhémie : 7 / 1 b). Ceci pourrait constituer une formidable vision missionnaire pour l’Eglise !

 

Esdras et Néhémie donnent une vue prophétique de ce que Dieu fera dans et avec l’Eglise dans les derniers temps. Si un chrétien sur dix était entièrement au service de Dieu, l’Evangile pourrait être prêché rapidement dans le monde !

 

19. Résumé des prémices et des dîmes :

  

La dîme de tout ce qu’une personne possède appartient à Dieu. Aussi bien l’Ancien que Nouveau Testament nous montrent que la dîme est versée là où le croyant se réunit. C’était en célébrant l’Eternel et en Lui rendant un culte qu’elle Lui était offerte. Ensuite on s’en servait pour soutenir les serviteurs de Dieu.

Les croyants ne peuvent pas déterminer pour quel projet leurs dîmes doivent être utilisées. L’auteur est d’avis que les croyants peuvent déterminés où leurs autres dons doivent être employés, selon les directives que le Seigneur leur a donnés. Quant aux dîmes, elles appartiennent à l’assemblée où le croyant se réunit, où il adore le Seigneur, et où il reçoit la nourriture spirituelle et participe à la Sainte-Cène. Jésus a dit que notre cœur sera là où est notre trésor « nos finances » (Matthieu : 6 / 19-21). Si le croyant met son trésor dans l’Eglise dont il fait partie, alors son cœur y sera également. Dieu veut que le cœur des croyants fasse partie intégrante de l’Eglise dont ils font partie, afin qu’elle forme un Corps de croyants qui fonctionne.

 

A travers les Ecritures nous voyons comment les serviteurs de Dieu ont été soutenus par des dîmes. Il devrait en être ainsi aujourd’hui. Mais le serviteur qui est soutenu de cette façon-là doit également connaître sa responsabilité : il doit prêcher l’Evangile et consacrer du temps à la prière et à l’étude de la Parole de Dieu, cherchant le Seigneur, afin qu’il puisse communiquer le message biblique d’une manière efficace, habile et édifiante (Actes : 6 / 4 ; 1 Corinthiens : 9 / 14 ; Jérémie : 10 / 21 ; Actes : 20 / 28).

 

Paul a beaucoup insisté sur cette vérité, soulignant les principes tels qu’ils étaient connus dans l’Ancien Testament, avant et pendant la loi. Mais Paul a appliqué ces principes à partir de la grâce, et non par légalisme.

 

Toutefois, si un serviteur de Dieu débute une nouvelle œuvre et qu’il n’a personne pour le soutenir financièrement, il sera obligé de subvenir à ses propres besoins en travaillant de ses mains, comme l’apôtre Paul le faisait de temps à autre.

 

Les pionniers ne devraient pas avoir peur du labeur dur !

 

20. Les différentes offrandes connues à part la dîme :

  

a. Malachie : 3 / 8 b. « …Les dîmes et les offrandes ».

 

Notez : Il est question ici de dîmes et d’offrandes.

 

b. Le peuple d’Israël apportait beaucoup d’offrandes différentes à part la dîme et les prémices.

 

1. Deutéronome : 12 / 6. « C’est là « lieu de culte » que vous présenter vos holocaustes, vos sacrifices, vos dîmes, vos prémices, vos
    offrandes volontaires, et les premiers-nés de votre gros et menu bétail ».

 

Lisons également : (Néhémie : 10 / 34-37 ; Néhémie : 12 / 44).

 

c. Exode : 25 / 1-9 ; 1 Chroniques : 29 / 1-9 ; Esdras : 3 / 7. Le Tabernacle de Moïse, le Temple de Salomon et la reconstruction du
    Temple sous Esdras furent en grande mesure financée par les dons et les offrandes du peuple d’Israël. Ces lieux de culte ne furent pas
    construits grâce aux dîmes. Ce principe pourrait servir de ligne de conduite pour les dirigeants aujourd’hui.

 

d. Lévitiques : 19 : 9-10 ; Deutéronome : 24 / 19-22. A part tous les dons, le peuple devait également s’occuper des pauvres qui
    demeuraient parmi lui.

 

e. L’Eglise primitive s’occupait des veuves et des orphelins.

 

Lisons également : (Actes : 6 / 1-7 ; 1 Timothée : 5 / 3-16 ; Jacques : 1 / 27 ; Jacques : 2 / 15-17 ; Galates : 6 / 10).

 

Notez : Le Seigneur Jésus mentionnait ces différentes manières de donner, et Il soulignait d’importance de donner comme à Dieu, et non pour être vu des hommes (Matthieu : 6 / 1-4).

 

21. Des collectes pour des chrétiens dans le besoin :

  

1 Corinthiens : 16 / 1-4. Il se peut que ces dons aient été comme un genre de troisième dîme qui était destinée aux pauvres et à ceux qui étaient dans le besoin. Ce passage nous enseigne comme l’Eglise Primitive résolvait les problèmes d’ordre social, matériel et financier parmi les chrétiens.

 

a. Il y avait des saints dans le besoin, et Paul insistait que les croyants de Corinthe devraient donner (1 Corinthiens : 12 / 26). Paul avait
    donné des ordres aux Eglises et ne l’avait pas laissé à la discrétion et à l’initiative personnelle de chaque croyant.

 

b. Il fallait donner systématiquement. Dans leur cas c’était chaque semaine.

 

c. Chacun devrait mettre quelque chose à part, sans exception aucune.

 

d. Les croyants devaient donner en rapport avec leur prospérité.

 

(Dans la plupart des pays le gouvernement se sert de la même base pour déterminer les impôts).

 

e. Les dons ne devaient pas être envoyés individuellement. L’Eglise était sensée faire un effort collectif.

 

Lisons également : (Actes : 11 / 27-30).

 

22. Le Seigneur Jésus enseigne la générosité :

   

Le Seigneur Jésus n’a pas seulement enseigné de donner la dîme. De plusieurs manières Il a stimulé la générosité des croyants, les encourageant à donner plus que la dîme. En voici quelques exemples :

 

a. Actes : 20 / 35 b. « Il faut…se rappeler les paroles du Seigneur, qui a dit Lui-même : Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir ».

 

b. Matthieu : 6 / 3. « Mais quand tu fais l’AUMÔNE, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta droite ».

 

Notez : L’aumône était en plus de la dîme.

 

c. Matthieu : 6 / 19-21. « …Amassez-vous des trésors dans le ciel…Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur ».

 

Notez : Lorsqu’un croyant investit de l’argent dans l’Eglise locale et dans l’œuvre de Dieu. Cette personne fera partie intégrante de cette Eglise ou de cette œuvre, à cause de l’argent qu’elle a investi dans cette Eglise ou cette œuvre.

 

d. Luc : 6 / 38. « Donnez, et il vous sera donné… ».

 

e. Jean : 12 / 1-8. Le Seigneur Jésus a approuvé le fait que Marie a pris une livre d’un parfum coûteux pour oindre Ses pieds.

 

Notez : En servant Christ par le moyen de nos biens, nous répandons un parfum de bonne odeur (Philippiens : 4 / 18).

 

f. Matthieu : 19 / 16-22. Notons le conseil que le Seigneur a prodigué au jeune homme riche. Il avait le désir de plaire à Dieu et avait
   gardé tous Ses commandement, mais selon Jésus il lui manquait quelque chose : il devait vendre TOUT ce qu’il avait, et le donner aux
   pauvres.

   (Etait-ce une allusion à la troisième dîme ?).

 

Notez : Nous pouvons obéir au Seigneur et à Sa Parole en toutes choses et pourtant manquer la perfection parce que nous négligeons de donner.

 

g. Luc : 21 / 1-4. Le Seigneur a observé et recommandé la pauvre veuve qui a donné tout ce qu’elle avait.

 

Notez : Notre générosité n’est pas mesurée par la quantité que nous donnons, mais par celle que nous gardons pour nous-mêmes. La veuve n’avait plus rien pour elle-même.

 

23. Une générosité exceptionnelle :

   

Dans (2 Corinthiens : 8 et 9), Paul parle de la générosité exceptionnelle. Voici quelques points à prendre en considération :

 

a. Paul recommande et vante la générosité de l’Eglise de la Macédoine. Bien que persécutée et profondément pauvre, elle a donné
    joyeusement et au delà de ses moyens (2 Corinthiens : 8 / 1-5).

 

b. Le secret de la générosité matérielle des Macédoniens était qu’ils s’étaient donnés avant tout eux-mêmes au Seigneur. C’est
    seulement lorsque les croyants s’engagent de cette façon-là qu’ils donneront au delà de leurs moyens (2 Corinthiens : 8 / 5).

 

c. Paul a exhorté l’Eglise corinthienne à prouver sa loyauté en donnant comme l’Eglise macédonienne avait donné
    (1 Corinthiens : 8 / 10 – 12 – 24).

 

d. La générosité déclenche d’abondantes actions de grâces envers Dieu, aussi bien de la part du donateur que de celui qui reçoit
    (1 Corinthiens : 9 / 12-15).

 

24. Le motif de cœur du donateur doit être pur :

 

Les Ecritures mentionnent plusieurs motifs de cœur distincts que nous devons manifester quant nous apportons nos dîmes et nos offrandes et quand nous faisons des dons charitables.

 

a. 2 Corinthiens : 8 / 5. Dieu ne s’intéresse pas en premier lieu au don, mais au donateur.

    Nous devons PREMIERREMENT nous donner NOUS-MEMES au Seigneur.

 

b. Actes : 20 / 35 b. Le motif derrière l’acte de donner ne doit pas être la pensée de recevoir quelque chose en retour. Au contraire,
    nous devons donner même si nous ne recevons rien en retour (Luc : 6 / 30).

 

c. Malachie : 3 / 8-12. C’est par OBEISSANCE que nous devons donner au Seigneur.

 

d. 1 Corinthiens : 13 / 5. Nous devons donner par AMOUR.

 

e. Romains : 14 / 23 b. « Tout ce qui n’est pas sur le principe de la FOI est péché » (Version Darby)

 

Nous devons donner par la FOI. Un croyant, par exemple, qui, après avoir donné sa dîme n’a plus suffisamment d’argent pour subvenir à ses besoins, doit apprendre à se confier au Seigneur en tant que Source qui peut combler ses besoins. Dieu est plus grand que le patron ou l’entreprise qui a embauché le croyant et qui lui paie son salaire !

 

f. 2 Corinthiens : 9 / 7. Il faut donner avec JOIE.

 

g. Jacques : 2 / 16. Il faut donner avec COMPASSION.

 

25. En donnant nous pouvons libérer la providence miraculeuse de Dieu :

 

En donnant avec les bons motifs de cœur, les croyants peuvent déclencher la providence miraculeuse de Dieu dans leur vie. La clef de ce genre de générosité est la « foi ». Dieu est la Source aussi bien pour le serviteur de Dieu qui travaille en plein temps que pour l’employé d’un patron ou d’une entreprise.

 

a. Luc : 6 / 38. « Donnez, et il vous sera donné… »

 

b. 1 Rois : 17 / 8-16. La veuve de Sarepta a donné PREMIEREMENT au Seigneur.

    C’est alors que Dieu a miraculeusement comblé ses besoins.

 

c. Jean : 6 / 1-14. Le garçon avec les cinq pains et les deux poissons les a donnés au Seigneur.

  

    C’était tout ce qu’il avait, mais Dieu les a multipliés.

 

d. 2 Corinthiens : 9 / 6-12. Ce que nous moissonnons est en intime relation avec ce que nous semons. Dieu nous mesure de la même
    mesure que nous utilisons.

 

e. Philippiens : 4 / 18-19. Ce fut après que les Philippiens avaient donné au Seigneur qu’Il leur a donné la promesse qu’Il pourvoira à tous
    leurs besoins.

 

f. Ephésiens : 4 / 28. Dieu désire bénir Son peuple, afin qu’il puisse donner. Et plus Dieu le bénit, plus il peut donner.

 

26. Dieu dispose de plusieurs manières pour combler nos besoins matériels :

  

a. Jean : 2 / 1-12. Le Seigneur peut prendre quelque chose d’ordinaire, comme de l’eau, et le transformer en quelque chose de précieux,
    comme du vin.

 

b. Matthieu : 14 / 13-21 ; 1 Rois : 17 / 8-16 ; 2 Rois : 4 / 1-7. Le Seigneur peut prendre le peu qui reste, et le multiplier.

 

e. Genèse : 26 / 1-13. Dieu peut produire une abondante moisson dans un temps de famine.

 

d. Josué : 2 / 25-32. Dieu peut redonner au croyant ce qu’il a perdu. Il peut nous arriver de perdre des biens ou des bénédictions par
    ignorance, par désobéissance ou par une mauvaise gestion spirituelle, mais le Seigneur dans Sa grâce peut nous les remplacer.

 

e. Luc : 5 / 1-11. Grâce à une intervention surnaturelle, les croyants peuvent bénéficier de l’abondance que la terre renferme pour les
    hommes.

 

f. 2 Corinthiens : 9 / 6. En appliquant la loi spirituelle de semer et de moissonner, le système économique de Dieu surpasse le système
   économique naturel.

 

27. Des gens dignes de confiance doivent s’occuper des finances :

  

C’était toujours des gens qui avaient prouvé qu’ils étaient dignes de confiance qui se sont occupés des affaires financières.

 

a. 2 Corinthiens : 8 / 20-22. « Nous envoyons avec eux notre frère, dont nous avons souvent éprouvé le zèle dans beaucoup
    d’occasions… »

 

b. Actes : 11 / 29-30. «  Ils le firent parvenir « le secours financier » par les mains de Barnabas et de Saul ».

 

28. La raison pour laquelle il est si important de donner :

  

Donner fait partie de la nature même de Dieu. Il a donné ce qu’Il avait de plus précieux : Son propre Fils.

 

Quand les croyants négligent de donner, ils violent le caractère et le cœur même de Dieu. Donner fait partie de la nature de Dieu, et Il veut que Sa nature se manifeste aussi dans Son peuple (Matthieu : 5 / 48).

 

a. Jean : 3 / 16. « Car Dieu a tant aimé le monde qu’Il a DONNE ».

 

29. Conclusion :

  

Beaucoup de chrétiens ont des difficultés à croire que Dieu s’intéresse à des choses pratiques et terre-à-terre comme les finances. Des docteurs de la Parole nous assurent, pourtant qu’un enseignement sur quatre du Seigneur Jésus était en rapport avec les possessions matérielles.

 

Les dirigeants ont par conséquent la responsabilité d’enseigner ces choses, tout comme l’apôtre Paul a enseigné tout le conseil de Dieu (Actes : 20 / 27).

 



Pour vous


Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira. Jean : 8 / 31 – 32   





Ancienne Jérusalem


Jérusalem capitale d'Israël

Jérusalem

Mur des lamentations

Jérusalem au nord de la rue Jaffa

Jardin des Roses à Jérusalem

Vieille ville à Jérusalem

Mur du Temple à Jérusalem

 

Le dome du rocher à Jérusalem



La cour suprême d'Israël

Gethsémané

Porte de Damas à Jérusalem

Couché de soleil sur Jérusalem

 

Chandelier à 7 branches

Colline située à l'est de Jérusalem

Fleur de sauge de Jérusalem

Cerisier de Jérusalem

La porte des Lions à Jérusalem

Pomme de Jérusalem

Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle
(Évangile de Jean : chapitre : 3 / verset : 16)